Le principe d'une installation de chauffage solaire est simple : un fluide caloporteur emmagasine les calories dans les capteurs en toiture ( 10 à 12 m²
pour une maison de 100 m² ), puis est acheminé vers un plancher solaire ou des ventillos convecteurs ( en neuf ) ou des radiateurs ( en rénovation ) via une groupe de
régulation.
Le groupe de régulation intègre généralement un echangeur à plaques haute performance permettant de fournir en temps réel de l'eau chaude sanitaire (système
dit "combiné").
Ce groupe peut etre autonome ( on parle de système avec appoint séparé de type poële à bois ou convecteurs existants ) ou bien intégrer un système de
production d'énergie au gaz, ou électrique, ou encore etre raccordé sur une chaudière existante. Cet appoint permet de fournir les 20 % à 30% de chaleur necessaire pour apporter la
totalité des besoins de la construction, en cas de ciel couvert pendant plusieurs jours.
Le coût de cette installation se situe entre 15000 et 18000 € pour une
surface habitable de 100 m² avec un plancher chauffant (crédit d'impot
déduit)
Le coût d'une installation avec diffusion par
ventillo-convecteurs se situe entre10 000 € et 13 000 €. Toutefois cette diffusion par air ne
bénéficie pas encore d'un retour sur experience suffisant, et l'installation d'un plancher chauffant doit etre privilégiée. En effet, la forte inertie du plancher permet de stocker
l'energie et d'absorber ainsi les variations de températures exterieures en allongeant la période de diffusion.
Peu de fabricants proposent de tels systèmes : un fabriquant français se démarque, CLIPSOL, du fait de la forte performance de son système de plancher solaire direct. Une étude menée en 2002
par l'ADEME a mis en évidence la supériorité de sa technologie.
Mais les installateurs compétents pour ce système sont rares, et face a cette situation de quasi monopole technologique, les prix ont du mal à baisser.
Toutefois, le cout global reste très interessant compte tenu des apports gratuits.
Ce système comporte toutefois des contraintes et ne peut etre mis en place
partout :
- il faut bien évidemment une orientation le plus au sud possible des capteurs,
pas d'ombre portée sur les capteurs en hivers ( végétation à feuilles caduques a privilégier ). Un terrain avec un relief prononcé au sud empechera la mise en place d'une telle solution.
L'angle des capteurs par rapport à l'horizontale est idéal entre 45° et 60°, ce qui a une incidence sur l'architecture, et doit etre intégré des la conception du projet. La pose sur une
toiture à 33 % est envisageable mais la performance sera moindre, parce quele système est d'autant plus efficace que
le volume de fluide est faible.
- Il faut aussi evacuer les calories en été vers une boucle exterieure enterrée, d'autant plus grande que les capteurs recoivent le soleil perpendiulairement
à leur face... Une surface de 20 m² environ suffit pour 100 m² à chauffer.
- Le système necessite une étude fine, par le bureau d'étude du fabricant qui
va valider le principe, et dimensionner l'ensemble de l'installation ( surface des capteurs, tubes du plancher chauffant )
- La mise en oeuvre doit etre parfaite, par une entreprise
spécialiséeagréée par le fabricant : ces système sont complexes, parce qu'ils visent
une récupération maximale d'énergie en intégrant une régulation de haute technologie. Une erreur sur l'écartement des tubes du plancher chauffant ou leur diametre peut ainsi faire baisser considérablement le rendementthéorique.
- Ce système ne trouve son interet que dans une maison très bien isolée,
idéalement BBC ou THPE, et conçue selon les principes bioclimatiques ( captation naturelle de l'energie solaire dans les volumes habitables )
Si ces conditions sont respectées, alors l'installation fournira une chaleur douce et
gratuite. La solution idéale est d'apporter le complément avec un poèle a bois les longs soirs d'hivers... ce qui ne manque pas non plus de charme.
Liens : http://www.outilssolaires.com/Archi/index-combi.htm